La hernie discale

Dans le dernier article, nous avons étudié la constitution de la colonne vertébrale et son fonctionnement. Maintenant que l’anatomie du rachis n’a plus aucun secret pour vous, intéressons-nous au mécanisme de la hernie discale.

Pendant mes consultations, les questions sont nombreuses :

  • « qu’est ce qu’une hernie ? »
  • « est-ce que ma sciatique est due à une hernie ? »
  • « comment puis-je savoir si j’ai une hernie »
  • « j’ai un ami qui s’est fait opéré d’une hernie qui avait les mêmes symptômes que moi dans la jambe, est-ce que je vais moi-aussi subir une intervention ? ».

Pour répondre à toutes vos questions, nous allons donc voir comment se forme une hernie, où, pourquoi et quels symptômes elle peut entraîner…

La hernie est une affection mécanique.
Je vous rappelle que le rachis comprend 23 disques. Chaque disque est compris entre deux vertèbres. Chacun d’entre eux est formé d’un anneau de cartilage fibreux :
l’annulus, avec en son centre un noyau gélatineux : le nucléus.

Suite à des pressions prolongées et asymétriques sur le disque :

  • port de charges lourdes
  • mouvements pénibles répétitifs
  • position statique prolongée assise ou debout
  • surpoids …

le disque s’affaiblit, se fissure, se rompt et laisse s’échapper le noyau gélatineux : le nucléus. Celui-ci fuit vers l’avant ou l’arrière et forme la hernie.

Les symptômes dépendent de la situation du disque, de la taille et de la localisation de la saillie, de la compression ou non de la racine nerveuse.

Les disques les plus touchés sont les disques du bas du dos, plus rarement ceux du cou.

Le patient peut ne rien ressentir ou se plaindre de douleurs au niveau du dos ou des cervicales.

Si la hernie compresse la racine nerveuse, le patient peut être atteint:

  • de troubles sensitifs dans les membres (allant de l’engourdissement, du picotement, du fourmillement à la perte totale de sensibilité)
  • de troubles moteurs dans les membres (d’une faiblesse musculaire jusqu’à la paralysie)
  • ou de troubles neurologiques (perte d’urine ou de selles)…

Pour une hernie discale les tableaux peuvent donc être vraiment différents :

  • un patient qui ne se plaint ni de douleur, ni d’irradiation (la hernie est découverte par l’IRM ou le scanner en recherchant une autre pathologie)
  • un patient qui ressent une douleur vive au niveau du dos ou du cou puis des troubles sensitifs ou moteurs plus ou moins importants au niveau d’un membre (sciatique, cruralgie, névralgie cervico-brachiale)
  • un patient qui ressent un léger mal de dos pendant quelques temps puis des troubles sensitifs qui s’installent progressivement.
  • un patient qui ressent une douleur au niveau du dos et des douleurs au niveau d’un membre, qui se déplacent
  • un patient qui est atteint très rapidement d’une paralysie d’un membre ou de pertes urinaires ou fécales: c’est l’urgence chirurgicale.

Pour mettre en évidence le diagnostic de hernie:

– la description de la douleur et les tests cliniques suffisent en général, les examens ne sont pas indispensables.
Lorsqu’il y a une inflammation importante avec une compression de l’atteinte nerveuse, votre médecin vous prescrira un traitement.

– Si celui-ci est inefficace, qu’il n’y a pas de soulagement et que la douleur persiste, ce n’est qu’à ce moment que le médecin vous enverra passer un scanner pour visualiser la hernie et le conflit entre la racine et le nerf et envisager un autre traitement.

 

Voici une vidéo du journal de la santé qui récapitule tout mon article

 

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